Licenciée au Judo Club Pontault-Combault depuis 9 ans, Anne Laure POLI est l’une des plus anciennes judokates de notre équipe féminine. Fidèle à notre club, la courageuse et discrète Anne Laure s’impose à 27 ans comme un pilier de notre club.
En effet, après 3 podiums consécutifs sur le circuit international, elle a confirmé sa formidable ascension le 10 octobre dernier en remportant son premier grand tournoi à Minsk (Biélorussie). Educatrice sportive auprès des enfants de la ville le jour, combattante déterminée l’après midi, et professeur de Taïso le soir, nous avons souhaité vous montrer les différents visages d’Anne Laure POLI, en la mettant à l’honneur ce mois-ci !
Anne Laure, qu’est ce qui t’a amené au judo ?
Je ne me souviens pas de ce qui a déclenché ma première adhésion. Par contre je me souviens avoir vu une coupe d’Europe à la télévision alors que j’avais arrêté le judo. Ca a réveillé quelle que chose en moi. Ainsi après une coupure de 3 ans j’ai repris le chemin des tatamis et j’ai pu laisser exprimer mon âme de compétitrice en toute liberté.
Qu’est ce que ce sport représente pour toi aujourd’hui ?
Le judo me permet d’équilibrer ma vie. Je suis une combattante née. En pratiquant ce sport, je peux donc exprimer librement mon envie de réussir, aller au delà de mes limites et j’adore ça. J’adore les repousser toujours plus loin pour voir jusqu’au je suis capable d’aller. Et je m’étonne souvent de voir que je peux toujours aller plus loin, battre des filles de plus en plus fortes…Et j’adore ça.
Le judo est aussi un formidable moyen de nouer des liens, de découvrir d’autres modes de vies, d’autres visions…C’est un mode d’ouverture qui est à mes yeux très enrichissant.
Pourquoi avoir choisi le judo club Pontault-Combault ?
Je suis originaire de seine et marne (Othis). En cadette, j’ai intégré le pole de France de Brétigny sur Orge où Cécile Nowak est devenue mon entraîneur. C’est au travers des récits des performances de son équipe que j’ai découvert le club de Pontault Combault.
Quand j’ai pris la décision de quitter mon club, mon choix s’est donc orienté vers ce club. D’une part au vue de ses résultats et d’autre part car c’était important pour moi de rester fidèle à mon département qui m’a toujours soutenu dans ma démarche de haut niveau.
Quel est ton meilleur souvenir au club ?
Notre seconde place à la coupe à la coupe d’Europe des clubs la semaine dernière. Je suis heureuse d’avoir pu prouver notre valeur aux étrangères mais aussi aux clubs français. Cette fois c’est bel et bien officiel, nous sommes un grand club.
Je suis également heureuse d’avoir fait vibré tous les bénévoles du club qui nous soutiennent. C’est notre façon à nous de les remercier pour leur soutien.
Je suis surtout contente pour Franck Bellard. C’est le fruit d’un long travail, car il en faut de la patience pour nous supporter…Plus sérieusement, je suis heureuse de pouvoir mettre en avant le travail qu’il réalise avec nous. Car il ne lésine pas à la tâche. Il est toujours là pour nous que ce soit au niveau du judo, mais aussi quand ça va moins bien. Les efforts qu’il fournit pour nous voir réussir sont si importants qu’il mérite bien cette seconde place (la première n’aurait pas été de refus, mais on s’en contentera).
Educatrice sportive pour la mairie, sportive de haut niveau et professeur de Taïso pour le club, comment vis tu cette multiple casquette ?
Plutôt bien, même si ce n’est pas facile tous les jours. Il y a des jours plus fatigants que d’autres. Faire autre chose que du judo est une source d’épanouissement. J’ai besoin de voir d’autres perspectives. De plus je suis contente de pouvoir transmettre mon amour du sport que ce soit à des enfants en bas âge ou à des adultes.
Venus les entraînements, je redeviens la combattante que je suis au fond de moi.
En moins de 5 mois, tu t’es hissé au 13ème rang mondial. Comment expliques-tu cette formidable ascension ?
C’est le résultat d’un long travail. Je ne me suis pas levée un jour et le lendemain me voilà 13ème mondiale. Ca fait 2 ans que je suis à un niveau international, mais ça fait 2 ans que je passe à côté des France ; du coup je ne pouvais espérer de sélection internationale avec l’équipe de France. Ce qui ne m’a pas empêché de m’illustrer dans d’autres tournois en battant notamment des médaillés olympiques et mondiales.
Puis les coupes du monde se sont ouvertes au club (désormais les athlètes peuvent participer aux coupes du monde sans passer par une sélection nationale, mais par le biais de leur club). J’ai donc participé aux coupes du monde du Portugal (2ème), d’Espagne (3ème), de Grande Bretagne (3ème) et de Biélorussie (1ère). Et me voici maintenant 13ème mondiale. La route fut donc longue. Pendant 2 ans je suis restée convaincue que j’étais une « internationale », mais il fallait le prouver. Je pense que c’est chose faite. La preuve en est, aujourd’hui je suis enfin sélectionnée en équipes de France.
Aujourd’hui tu es sélectionnée en équipe de France, quels sont tes objectifs sous le kimono tricolore ?
Toujours les mêmes. Sortir la tête haute de chaque match en me disant que j’ai donné le meilleur de moi même. C’est le plus important à mes yeux…
NOM : POLI
Prénom : Anne Laure
Date de naissance : 02/03/1982
Lieu de naissance : Saint Mandé
date de la première licence : 1986
Situation familiale : en couple
Situation professionnelle : éducatrice territoriale pour la ville de Pontault Combault
Premier club : Othis
Date d'arrivée à Pontault : 2000
Palmarès (exhaustif: au moins 5 ou 6 résultats) :
1 ère coupe du monde de Biélorussie
2ème coupe du monde du Portugal
3ème coupe du monde de Grande Bretagne et Espagne
3ème France 1ère division 2006
Ton Spécial : Sumi gaeshi
Passion dans la vie : cuisine
Le judo en 3 mots : courage, persévérance, rigueur
Le club en 3 mots : convivialité, entraide, bonne humeur
Ton meilleur souvenir de judoka : mon titre de championne de France juniors en 2001
Ton pire souvenir de judoka : les France 1ère division depuis 3 ans.
3 qualités : persévérante, sait faire preuve d’empathie, courageuse
3 défauts : têtue, trop exigeante parfois

